» Ces images-documents offrent aux regardeurs une pluralité de narrations et une diversité d’interprétations possibles.
Ces fragments dévoilés donnent vie à la stasis. La série «Troubles » est habitée par la question de l’effacement et de la perte nées dans l’imprévu d’un geste technique de l’artiste. De ce fait, l’ensemble photographique relève d’une esthétique du dévoilement, exposant les vestiges de stasis comme victime de l’inconstance du processus mémoriel. Impossible de ne pas déceler la pensée rhizomatique qui exsude de ce paradigme de la stasis tel qu’imaginé par Lilie Pinot. En effet, il aurait été attendu d’user des processus de mémorisation traumatique, l’artiste leur préférant une mémorisation par objectalisation du trouble afin de pouvoir s’en saisir, l’analyser et en garder une trace. (…)
La série « Trouble » est une véritable célébration du fragment comme trace du passage du temps et nécessaire expérimentation dans un processus de mémorisation pour combattre l’oubli. Ici que la révolte même silencieuse…grogne et renaît toujours… »
Paradigme de la stasis (extrait), Madeleine Filippi












