Exil espagnol,

mémoires et transferts

A la suite d’entretiens avec des exilé·es et enfants d’exilé·es, de visites aux archives de Perpignan, j’ai récupérer des images d’archives de la période de la guerre d’Espagne et de l’exil espagnol. Ces images, sont transférées sur différentes matières : pierre récupéré sur le chemin de l’exil espagnol, caoutchouc, papier noir, simili zinc,… L’effacement, la perte, le manque créer par les transfert met en exergue l’altération de la mémoire et de l’histoire, elle fait écho à l’effacement et aux oublis de la guerre.

« Le 26 janvier 1939, Barcelone, dernier bastion républicain, tombe aux mains des franquistes. Après trois ans de lutte, l’Espagne républicaine entame sa chute, laissée seule par les puissances européennes face à Franco et à ses alliés fascistes Hitler et Mussolini. Du 28 janvier au 13 février 1939, près de 500 000 défenseurs de la république, civils ou militaires, espagnols ou brigadistes internationaux, passent la frontière pour fuir les forces franquistes, c’est l’exil. La plupart de ses réfugiés, une fois arrivés en France vont être placés dans des camps. »
Issue d’une commande photographique du Festival photo MAP Toulouse, soutenue par La Région Occitanie au collectif Strabisme en 2018.


Guernica
© Das Bundesarchives
Impression caoutchouc 200×300 cm
Traversée,
© archives départementale de Perpignan
transfert sur une pierre récupérée sur le chemin de l’exil espagnol dans les Pyrénées – 10x16cm
Les républicains, début de la Guerre d’Espagne,
©archives personnelles de Line Espada
Photocopie sur papier noir
34×42,5cm
La porte du camp de Saint-Cyprien
© collection Mayelle
Du camp de Saint-Cyprien, il n’y a que peu de trace dans la ville. Michelle Mayelle, a réalisé des recherches et un livre, pour ne pas oublier ce pan historique de sa ville d’adoption. Il continue de lutter pour combattre l’oubli.
Photocopie sur papier noir
34 x 42,5 cm
Les fusillé·es
© 1936 – Massacre par les rebelles Franquistes en Espagne, d’octobre à Novembre, pour cette photo, c’est du côté de Burgos. Les ordres étaient donnés par le général Mola et exécuté par le Général Fidel Davilla. Auteur inconnu -un franquiste. Les images
des fusillés sont prises du point de vue des armés, il s’agit de déconstruire le pouvoir en jeu, d’inverser les forces représentées, renverser la position et de remanier le document. Rendre ce document aux fusillées. La figure du fusillé est une représentation nue de la violence d’état. Sur l’image réapproprié les Franquistes, les fusils sont effacés dans une volonté de donner toute l’image aux fusillé-e-s pour en faire une commémoration sur marbre. Transfert photographique sur marbre 18x10cm
Police,
©archives départementales de Perpignan,
Portbou 15x10cm
Maternité d’Elne,
©archives départementales de Perpignan,
Portbou 15x10cm
« Le livre de ma vie » François Espada (vidéo)
Cimetière du camps de Vernet (vidéo au crépuscule, des lumières sur chaque tombe s’allume)
Couteaux fabriqués dans les camps d’Argelès-sur-mer