Alice, la nuit y sera

Les contes et les histoires habitent notre enfance, nous avons tous en mémoire le récit du voyage d’Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du miroir. Le parcours d’Alice s’impose dans un univers de symboles et de repères psychologiques. Dans la série « Alice, la nuit y sera », je propose une réinterprétation contemporaine de ce conte, où se côtoie dans la nuit des personnages empreints de déréalisation, de dépersonnalisation, luttant contre le réel, surréels, sensibles et écorché-e-s.  Dans cette proposition, les animaux se mêlent aux humains, et l’humain se pare de masques dans une fête, prise comme transgression, espace de doutes et de réflexions. La fête n’est pas qu’excès et dérive mais un lieu de passage, de rencontre de l’autre, de soi. Elle est aussi l’expression d’un certain désœuvrement où des rituels prennent place.